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Sakura no Kage

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    Des photos inédites du tournage de Sakura no Kage.

Ippo, la rage de vaincre (Hajime No Ippo)

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Et voila ! Mon manga de sport préféré vient de faire une entrée remarquée sur les étalages de toutes les bonnes libraires et distributeurs spécialiés, j'ai nommé Hajime no Ippo !

On y suit le parcours d'Ippo, jeune étudiant découvrant le monde de la boxe par hasard, avec pour but de connaître la sensation de quelqu'un de fort physiquement et mentalement.

C'est l'un des tous meilleurs mangas qu'il m'ait été donné de lire, tout simplement !

Prépublié dès 1990 au Japon dans le célèbre Weekly Shonen Magazine, la série est toujours en cours de parution et compte actuellement 81 tomes, ce qui reste assez incroyable dans le domaine des mangas ! C'est George Morikawa, grand fan de boxe devant l'éternel qui a créé de toutes pièces ce shonen à succès, dans la même veine que Olive et Tom (Captain Tsubasa), Touch, Prince of Tennis, Eyeshield 21...

C'est l'éditeur Kurokawa qui a acquis la licence française et l'a renommé Ippo, la rage de vaincre pour mieux coller au public français, marketingement parlant.

Dès le premier tome, on se prend d'affection pour le jeune Ippo et l'on a hâte de suivre son évolution au sein de la boxe Japonaise. Attention, Ippo, la rage de vaincre n'est pas qu'un bête manga sur la boxe hyperviolent sans aucune morale. Loin des gros clichés des animes de sport où les duels durent des dizaines d'épisodes, les matchs sont ici très courts et donc bien rythmés avec moults renversements de situation.

Ippo_chibi L'humour est également très présent, notamment avec les nombreux personnages secondaires (Takamura et Aoki en tête) qui ne cesseront de vous faire rire avec leurs blagues vaseuses et leurs pitreries !

Certains passages sont tellement désopilants que vous prendrez plaisir à les revoir plusieurs fois (ex : le fil rouge sur les atouts masculins d'Ippo).

Ippo a beau être le personnage principal de l'histoire, il arrivera souvent que l'on suive les aventures de ses camarades voir de ses rivaux dans leur quête de progression. Une habile façon  de changer la routine de narration propore au shonen : entraînement, match, victoire, entraînement, match, victoire...

En conclusion, c'est un manga que je vous conseille fortement, même si vous n'êtes pas fan de boxe. Car même si on retrouve les codes propres aux animes sportifs, Ippo, la rage de vaincre sait se détourner de ses derniers avec de nombreux retournements de situation, des changements de ton dans la narration et la présence de nombreux personnages secondaires.

Je ne pense pas que le nombre important de tomes soit vraiment un handicap puisqu'on a tellement envie de connaitre la suite de l'histoire que l'on ne peut pas s'empêcher de lire les suivants. :)

Si vous cette oeuvre vous intéresse, merci d'acheter les mangas ! En attendant vous pouvez toujours lire un extrait sur le sie de kurokawa ici !

Quelques sites sur Hajime no Ippo :
hajime-no-ippo.net
1001scanmanga

Matteo pour E-asie
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Si tu veux courir aussi vite que Naruto...

Nike_air_rival_gt_af_gs_naruto_face ...Voici les chaussures que tu dois absolument acheter !

Effectivement, le plus célèbre des ninjas orange a désormais une paire de chaussures à son effigie. Une alliance entre Nike et Bandaï a donné naissance à la "Naruto Rival GT AF GS".

Vendues pour un peu plus de 7000 yens, soit 55 euros environ, cette chaussure aux couleurs orange fluo et gris metallisé fera le bonheur de tous les fans de l'anime japonais...

Plus sérieusement, hormis la couleur, le logo de konoha et la petite tornade, aucun élément ne rappelle vraiment la série Naruto. Cela aurait pu être une bonne surprise pour nos bambins, voir des collectionneurs un peu fou... (Qui n'a jamais porté de chaussures Batman quand il était petit ? ^^)

Bref, encore un bon coup marketing pour Bandaï, qui se contente une fois de plus d'exploiter la marque de ses animés à succès jusqu'au trognon. Les fans japonais et peut être même européens se jetteront sûrement sur ces chaussures !

Il sont fous ces fans ! ^^

PS : Merci à Alexkiddmw pour l'info !

Matteo pour E-asie

Je suis venu, j'ai lu, j'ai mouru

Le célèbre éditeur de bd japonaises (mangas) J'ai lu a mis la clé sous la porte.

Jailu_1 Connnu pour avoir édité des séries à succès comme Captain Tsubasa (Olive et Tom), Saint Seiya (Les chevaliers du zodiaque) ou Jojo's Bizzare Adventure, la branche manga de l'Editeur J'ai lu ne semble pas être assez rémunératrice...

De nombreux clients lui reprochait une qualité plus que discutable, que ce soit au niveau du contenu (respect de l'oeuvre, de l'auteur...) que du contenant (papier de mauvaise qualité, impression perfectible...)

Reste que les séries qui étaient en cours de parution ont des chances de rester inachevées...

La plupart des lecteurs de mangas ont un coté collectionneur qui ne peut pas se contrôler, une fois la série commencée il faut la terminer à n'importe quel prix. Cette fermeture est une vraie désillusion pour ceux souhaitant compléter leur collection.

Ainsi, les lecteurs laissent des commentaires empli de colère, voires insultants envers l'éditeur pour son manque de respect envers sa clientèle.

La seule option restant aux fans est d'attendre la reprise des licences par des éditeurs tiers. Il est toutefois probable que ces derniers crée une nouvelle collection comme cela a pu être le cas pour le manga Berserk (Dynamic ayant cédé la place à Glénat pour son édition).

Matteo pour E-asie

2005 : l'année de la mangalisation

Impossible pour un fan de mangas et d'animes tel que moi de ne pas aborder la montée en puissance du "phénomène manga" ces dernières années.

Planche_manga Pour faire simple, Gilles Ratier, secrétaire général de l'ACBD (Association des journalistes et Critiques de Bandes Dessinées) a déclaré lors de la publication de son rapport annuel : "2005 a été l'année de la Mangalisation"

En effet, aujourd'hui un adolescent français (entre 9 et 13 ans) sur deux lit du manga, positionnant notre pays à la deuxième place des consommateurs de bandes dessinées japonaises, juste derrière le Japon.

Comment est-on passé du phénomène de la "Japoniaiserie" à celui de la "Culture manga" ?

Une production qui ne ralentit pas, loin de là :

Cover_naruto_volume_22La mangalisation se traduit par une augmentation constante des tirages par titre et du nombre de nouvelles oeuvres proposées aux fans. Sur les 2.701 nouveautés BD de 2005, 1.142 titres sont des mangas ou manwhas (BD asiatiques). Le phénomène n'est pas nouveau mais il n'a jamais pris autant d'ampleur que cette année.

En 1994, seulement 19 mangas étaient traduits sur le territoire francophone européen, en 2000 il y en avait 227, puis 269 en 2001, 377 en 2002, 521 en 2003 et 754 en 2004, soit une augmentation, pour cette année, de 388 titres (contre 233 et 35,56%, l'an passé).

Une demande de plus en plus forte que les éditeurs prennent à leur compte :

  • Kana devient pour la première fois le leader du marché avec son titre phare : Naruto édité à 110 000 exemplaires.
  • Glénat, longtemps inacessible grâce notamment aux ventes du manga Dragon Ball, est relégué à la seconde place avec des titres comme Gunnm (70 000 exemplaires) ou One Piece (50 000 exemplaires).
  • Delcourt, qui vient de racheter Tonkam partage la seconde place avec des titres axés sur un public féminin : Fruits Basket (60 000 exemplaires) et Nana (40 000 exemplaires)

A noter également la rentrée fulgurante du petit nouveau : Kurokawa avec son premier titre Full Metal Alchemist qui atteint un tirage constant de 60 000 exemplaires dès les 3 premiers volumes. Sans parler de Pika, seul éditeur spécialisé manga resté indépendant, qui s'offre des tirages à 40 000 exemplaires avec des titres comme Tsubasa Chronicle et Negima.

La culture manga enfin acceptée ?

Affiche_film_dragon_ball_z Les mangas ont fait leur entrée sur le territoire francophone sous la forme de dessins animés (Goldorak, Dragon Ball Z, Les chevaliers du Zodiaque, Princesse Sarah, Candy...) devenus mythiques pour des générations de téléspectateurs mais également décriés par de nombreux parents et pédagogues (Voir les membres du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel...)

Ce genre tellement critiqué pour sa violence, ses scénarios infantiles, voir ses scènes érotiques a su toucher un public réfractaire à la lecture et est devenu aujourd'hui très tendance, notamment grâce à la maturité des fans de la première heure.

Ainsi, Les éditeurs proposent les classiques du genre, le cinéma multiplie les adaptations, les journalistes célèbrent le génie de Osamu Tezuka, Jirô Taniguchi ou de Hayao Miyazaki, la grande distribution met en place des opérations spéciales dédiées au manga (Virgin, Carrefour...).

La transformation des métiers de la BD :

Dessinateur_bd De plus en plus de dessinateurs ou de scénaristes (1 322 vivent de leur métier sur le territoire francophone) s'inspirent des codes graphiques (grands yeux, dessin stylisé…) et narratifs (peu d'ellipses, ne s'interdire aucun sujet…) des mangas.

Le nouveau label Cosmo des éditions Dargaud le prouve : on assiste à de nombreuses collaborations entre auteurs francophones et asiatiques afin de réaliser des oeuvres proches de la culture asiatique. Leurs concurrents ne sont pas en reste puisque quelques séries chez Delcourt ("Les légendaires", "Pixie", "La rose écarlate"…), Glénat, Soleil, Paquet ou aux Humanoïdes associés utilisent les mêmes méthodes.

Le catalogue de ces derniers rassemble des graphistes de diverses origines maîtrisant un trait où l'on sent la nette influence des BD asiatiques et américaines : nous dirigeons-nous vers un trait universel ?

Les médias ont flairé le filon :

Couverture_nouvel_animeland La presse généraliste propose de plus en plus souvent des petits sujets autour du manga ou de l'animation japonaise. De même, de nombreux sites internets particuliers et professionnels voient le jour et développent la présence de la culture asiatique dans notre vie quotidienne. (Sidaction a même réalisé un "franga" sur le thème du sida : www.reseaupositif.net)

De plus, les mangas possèdent désormais leurs propres revues de pré-publications : Clamp Anthology, Coyote, D.Mangas, Mangas Hits... Malgré le fait que les magazines critiques ont plus de mal à exister (disparition du Virus Manga), le phénomène manga alimente les pages de tous les magazines, qu'ils soient spécialisés (AnimeLand, Mangajima, Mangascope…) ou non.

Espérons que l'année 2006 sera une fois de plus une bonne année pour le développement de la culture asiatique en France et en Europe.

Matteo pour E-asie